Tu es là  !!

Tu es là !!

4 mai 2019 Non Par admin

Au moment où j’écris ces lignes,  j’ai les mains gelées, le cœur me serre, j’ai peine à respirer. Ça fait des jours que je te sens tout près, à regarder fixement le moment où tu vas pouvoir faire ton entrée.

J’ai les dents serrées, la gorge nouée, j’ai mal. Si je relâche j’ai peur que ça t’ouvre la porte. J’essaie de me réchauffer, mais le peu d’énergie qui me reste me sert à te combatte. J’ai peur du noir, j’ai peur de dormir, j’ai peur de me retrouver face à toi …
Face à moi … 
Je ne sais plus

Je te sens engourdir le long de mes jambes, j’me surprends à me demander, soudainement, dans quoi je pourrais me lancer pour te ralentir.
Quel alcool serait assez fort pour t’engourdir ? Quelle drogue  je pourrais ben prendre pour t’endormir complètement ?

Et tu continues ta route. Je te sens dans mon ventre. Tu prends de plus en plus de place comme un feu de forêt qu’on ne sait plus comment contrôler quand le vent se lève. J’suis allongée part terre en espérant que le froid du sol te ralentisse. Quand je me ferme les yeux je te sens si près de moi. Tu me fais si peur, mais en même temps je commence à manquer de force. 

J’aurais envie de me blottir dans tes bras. J’aimerais qu’on me berce comme quand j’étais enfant. J’aimerais qu’on me dise que ça va bien aller, mais à part moi, personne ne te voit. Personne ne sait que tu es là… Chaque jour, chaque heure, chaque minute. Tu es là à l’épicerie… Tu es là dans la voiture, au travail… Tu es là quand je borde mes enfants, quand je prends ma douche, quand j’essaie de m’endormir. Tu es là dans le bon comme dans le pire. Tu es là et pourtant…. je me sens si seul . 
Plus j’essaie de te chasser, plus tu t’accroches. Je te sens continuer de monter. Mon coeur se serre. J’étouffe quand tu es là et j’ai peur quand je ne te sens pas.

Les larmes se mettent à couler sur mes joues. J’essaie de les essuyer de mes mains tremblantes, mais elles sont trop nombreuses. On le sait ce que ça veut dire dans ce temps-là. Je vais bientôt lâcher. J’ai envie de crier, mais aucun son ne sort. 

Je repense aux regards des gens qui nous entoure. Leur yeux remplis de pitié, de jugements et de tellement d’incompréhension. Au moment où je réalise qu’un jour ces gens ne seront plus là ma tête flanche, mon cœur explose à l’intérieur et c’est là que je me dis que toi et moi on pourrait s’éteindre doucement, sans bruit, ici part terre. On pourrait enfin mettre un terme à cette souffrance .

Voilà les pensées sur lesquelles je m’endors soir après soir.
Promis si demain on se réveille, je vais demander de l’aide !